PdF 26-02>55
Comprendre. Comprendre et Partager. Mais aussi Partager pour Comprendre. C'est notre programme pour vous avec cette édition (et les suivantes, et les précédentes !)
▼ Édito
On continue nos séries (avec cette question qui point : faudra-t-il les rassembler pour vous permettre de les binger plus simplement ?). On s’est même laissé aller à pondre un petit carrousel (maintenant que c’est passé de mode sur LinkedIn, je peux y aller en toute quiétude, non ?). Bonne dégustation.
Saviez-vous que sur le site, vous pouviez consulter toutes les éditions passées ? Et si vous voulez être certain de recevoir la prochaine, il y a un truc facile à faire et à partager sans modération ⤵️
Dans cette édition, vous allez découvrir :
une pépite 💎
une incomprise 👵🏽
un séisme 🫨
et d’autres bricoles 👩🏻🔧
▼ Phrase propulsée
« Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s’expliquer. »
William Shakespeare
Bon pour ce qui est de mourir, je ne maîtrise rien (enfin assez peu). Pour ce qui est d’être incompris, je ne suis pas exceptionnel pour prétendre l’être. Mais pour ce qui est d’expliquer, là c’est une passion et la raison d’être de cette newletter. Mais donc pourquoi cette citation ? On se retrouve dans la rubrique suivante où j’inaugure un ping-pong entre posts sur LinkedIn et articles de fond pour vous seulement.
▼ La minute méthodo
C’est quoi l’innovation en fait ? - part II
Après avoir évoqué une première “(in)compréhension” de l’innovation comme du “change management” (mais si, souvenez-vous : “il s’agit en fait de déployer les outils décidés ailleurs et de s’assoir avec chaque collaborateur pour leur montrer comment s’en servir”), passons à une autre vision.
Celle d’un client de type ESN qui a besoin d’aide sur la partie “Innovation Stratégique”. Tiens, mais c’est pile mon “title”. Aller, go ! Et en creusant, il s’agit plutôt de faire de la tech, plutôt tout seul, plutôt en restant dans le sillon existant. Pas glop, pas glop.
Du coup, je me suis vraiment posé la question : “mais c’est quoi l’innovation pour les entreprises ?”. J’ai un tantinet le sentiment d’avoir vécu une vie d’enfant gâté de ce point de vue en travaillant avec de vrais innovateurs et leaders d’innovation (ce n’est pas du tout la même chose – ça aussi faudra qu’on en reparle). Pourtant le milieu était “hostile” puisqu’il ne voyait l’innovation que comme de la tech. Et on a réussit à élargir l’horizon.
Alors c’est quoi ce truc incompris ? Je l’ai mis dans un petit carrousel (pour une fois, c’est LinkedIn qui a eu la primeur de la publication !). Avec tous les codes pages financières d’un journal papier (couleur, font sérif) et la petite flèche pour montrer comment avancer dans le carrousel 😀
Alors vous me direz, elle est où ta méthodo dans cette rubrique ?
Réponse de premier niveau
Il s’agit de partager un autre point de vue sur l’innovation sans entrer dans le fatras des approches, des techniques, de la tripaille. On a vu la semaine dernière, qu’il s’agit d’abord de partir à la recherche des “bons” problèmes.
Donc, non on ne commence pas par un “brainstorming” sur des solutions (syndrome classique des technologues : “solution cherche problème”). À propos de brainstorming, c’est le bon moment pour vous rappeler la série sur cette technique honnie : 1, 2, 3 et 4 (l’apothéose avec le BrainWriting ©).
On ne part pas non plus de la tech : non Madame la cliente on ne peut pas débuter par votre envie d’acheter des iPad pour vos commerciaux afin de démarrer un projet d’innovation de services ; pas mieux pour vous monsieur le client qui avez un ardent désir pour la genAI.
Innover, ça se fait en équipe, en sortant de l’entreprise (physiquement et intellectuellement), en acceptant de rompre avec le statu quo, en s’immergeant dans le quotidien des ‘gens’, en s’inspirant très loin, …
Voilà pour les éléments de premier niveau visant à élargir une vision réductrice de ce qu’est l’innovation. Et notre carrousel complète ces pistes (vous verrez, il y a même des Big Names).
Réponse de deuxième niveau
Mais comme dirait un anglophone : “there’s more to it than meets the eye“. On pourrait prendre un peu de hauteur et se demander comment j’ai fait ma recherche sur ce sujet Innovation ?
J’ai plusieurs étagères remplies de livres sur le sujet – mais c’est une paille dans l’océan (tiens, une double métaphore douteuse de plus) de ce qu’Internet connait du sujet. Donc il semblait intéressant de lancer une genAI sur le sujet. Et là le cordonnier a montré sa chaussure trouée à l’innovateur (métaphore auto-réflexive – une première pour moi je crois). Dialogue in petto :
— Avant de songer à une solution genAI, c’est quoi ton problème ?
— Ben faire une recherche sur Innovation et pondre un rapport pour ensuite faire un post et un article dans PdF
— Ok, mais si tu creuses un peu plus ?
— T’as raison. J’ai tout plein de sujets en tête que j’aimerais explorer.
— Et ?
— (il me fatigue ce psy-moi !) Et peut-être les mettre en relation pour mieux les comprendre.
— Continue, tu y es presque.
— (je vais lui faire manger ses dialogues à l’auteur, ça va pas trainer) Et partager cela au fil de l’eau.
— Voilà. Tu veux Comprendre et Partager. Voire Partager pour Comprendre.
(je reconnais que cette auto-maïeutique a bien fonctionné : merci moi 🤯)
Partager pour Comprendre…
C’est pas mal ça (je fais un fast-forward de plusieurs éditions : le prochain interviewé m’a dit qu’il acceptait souvent de donner des formations sur des sujets qu’il ne maîtrisait pas tout – parce que partager t’oblige à comprendre #sameMind).
Et je fais comment ce truc-là du coup ? Fastoche, tu dissous le problème (“faire un rapport sur l’Innovation”) dans un océan plus large (oui oui, le même que celui de la paille plus haut — ça y est, c’est sûr, tu es sous kétamine !).
Tu utilises la même méthode que Grothendieck (parfaitement, en toute modestie affirmée – rappel : Grothendieck est juste un des plus importants mathématiciens du XXè). Et ça se passe comment cette réaction de dissolution, hein ?
Le rédac’ chef me dit de vous dire : la suite au prochain épisode… (promis, c’est certain, ça vaut vraiment le coup et ce sera dispo sur GH !). Psst, j’ai déjà vendu la mèche dans plusieurs commentaires sur LinkedIn cette semaine. Chut! Je vous dis tout la semaine prochaine. En exclu.
▼ Visuel Numérique
L’Inde prend un raccourci que la Chine n’avait pas vu
Quand la Chine a franchi le cap des 1 500 kWh de consommation électrique par habitant, le charbon coûtait dix fois moins cher que le solaire. Résultat prévisible : le charbon a représenté près de 70 % de la croissance de sa production électrique pendant une décennie. L’Inde franchit ce même cap… aujourd’hui. Sauf que le solaire + stockage coûte désormais moitié moins cher qu’une nouvelle centrale à charbon. Et l’écart se creuse. Je vous laisse 5’ pour bien saisir le graphique 3D en 2D…
Creusons (le mine ou le sujet, up to you). La consommation de charbon par habitant en Inde est à 1 MWh ; contre 4 MWh pour la Chine au même stade de développement. En clair : l’Inde atteindra probablement 20.000 $ de PIB par habitant sans jamais brûler autant de charbon que la Chine en brûlait à 5.000 $.
La question pour notre futur : si le pays le plus peuplé du monde peut court-circuiter la phase fossile intensive dans son développement, qu’est-ce qui empêche encore les autres économies émergentes de faire pareil ? Et surtout : l’Europe, elle, saura-t-elle se réinventer aussi vite ?
▼ Pépite immédiate
La vraie vie des rendus archi
J’ai trouvé une pépite dans la newsletter d’une amie (elle a été une des plus brillantes stagiaires que j’ai pu encadrer – en fait, la même année, on a eu 3 brillantes stagiaires et, comme elles étaient facétieuses, elles s’appelaient elles-mêmes “Charlie’s Angels” #soGenX). Je précise que l’année suivante on a eu 3 gaillards (et comme j’entends déjà les rouages de vos neurones, j’ajoute tout de suite qu’ils ne se sont jamais surnommés les 2Be3 ; ok, j’arrête).
Brèfle, dans la super newsletter de Ryslaine, j’ai trouvé ce truc énorme : AntiRender. Ce site/service transforme les images de synthèse immobilières rutilantes en ce qu’elles donneront vraiment. Parce que nous avons tous conscience du décalage entre ces visuels et la réalité post-construction.
Ainsi, une image montrera un mardi de novembre pluvieux, sans soleil, sans familles heureuses, juste la froide réalité. Ciel gris, arbres dénudés, route mouillée, façades qui vieillissent... Enfin un usage utile de la génération d’images avec l’IA ?
Et pour les plus curieuses, la newsletter de Ryslaine est largement plus profonde que ce sujet. Elle tisse sa pensée et vous emmène avec elle. Avec justesse et subtilité.
▼ Média
Vous connaissez le podcast Sismique ? Et son chaleureux auteur Julien Devaureix ? Non ?
Alors vous allez m’en vouloir parce que c’est indispensable de l’ajouter à votre playlist. Surtout quand je vous aurais parlé de sa mini-série de 3 épisodes sur “Les cycles du pouvoir” qui nous emmène dans une balade historique et contemporaine pour “Comprendre la fatigue démocratique actuelle et ce vers quoi elle tend”.
Du miel pour les oreilles et de la dope (à mine – de charbon 🤣 ; il est temps que je conclus cette édition sous kétamine) pour vos neurones.
Bonne stimulation intellectuelle.
▼ Avant de partir,
The death of junior (developer) – part III
Vous noterez que j’ai mis des parenthèses par rapport aux deux premiers épisodes. Car le sujet ne concerne pas que le dév.
Mais le rédac’chef n’est pas content car l’édition de la semaine est déjà trop longue. Alors je n’ai pas menti la semaine passée en vous disant qu’on continuait cette série dans cet épisode-ci. J’avais juste omis de dire que ce serait court 🤭.
On termine dans les deux éditions suivantes. Promis (il y a tout plein de choses à dire – peut-être en rapport avec le fait qu’Anthropic vient de lâcher une bombe : tout leur code est maintenant généré par leur IA. Tout. Le code. Tout…)












