PdF 25-09>35
On s'intéresse à notre environnement, celui qui existe et celui qu'on pourrait façonner. Et on se lance un défi...
▼ Édito
Si l’on excepte l’auto-promo en fin de cette édition (avec un truc offert quand même 💚), tout tourne autour de notre futur. Celui dont on hérite (heu relisons cela calmement : “le futur dont on hérite” - tu te prends pour un auteur de littérature Passeur de Futur ?, un penseur profond, un philosophe de comptoir?) et celui que l’on peut créer…
Saviez-vous que sur le site, vous pouviez consulter toutes les éditions passées ? Et si vous voulez être certain de recevoir la prochaine, il y a un truc facile à faire et à partager sans modération ⤵️
Dans cette édition, vous allez découvrir :
de l’espoir ⊕
de la compèt 🏃🏽♀️
un cadeau 💝
et d’autres bricoles 👩🏻🔧
▼ Phrase propulsée
« L'espoir est le pilier du monde. »
Anonyme - proverbe africain
Cette édition se place sous la bannière de l’espoir. Pas l’espoir béat et attentiste que les choses aillent mieux, mais l’espoir qui nous anime pour faire mieux, pour imaginer une monde souhaitable. Oui c’est un peu prêchi-prêcha mais sans ce moteur, comment avancer ?
▼ Et si demain
Le sujet parfait pour cette rubrique ne vient pas de moi. Et non, je ne fais pas dans le plagiat.
Alors qu’est-ce?
C’est une super proposition que je vous fais : participer à une mission d’exploration du futur (comme lors de notre dernière expédition d’Avril, pas besoin de quitter la Terre ni votre environnement douillet).
Il s’agit d’inventer une partie de notre vie en 2050. Et pas n’importe laquelle. Une partie qui, peut-être, vous irrite profondément, un sujet qui vous fait râler chaque fois que vous y êtes exposé et que vous aimeriez bien zapper en fait. La Pub.
Ce serait trop facile de prendre un sujet consensuel comme la mobilité en ville (dis, t’es sûr que c’est vraiment consensuel toi la mobilité ? Tu relis de temps en temps ce que tu écris?). Passons donc 🤭.
Pour avoir assisté avec ma chérie à quelques séances de la “Nuit des Publivores” (mais si, mais si, des gens étaient capables de s’enfermer plusieurs heures pour ne regarder que de la pub au Zenith, dingue hein ?), il est évident qu’il y a des pubs qui sont bien foutues (certaines sont tellement bien faites que tu te souviens du clip mais pas du produit ni de la marque… mais les publicitaires pensent que, quand même, l’info est coincée quelque part au fond de notre cerveau et ressortira au moment d’acheter… 🤯)
Bon, l’idée est donc d’inventer une pub de 2050. Et pas n’importe laquelle : celle que aimerez beaucoup alors! Pas facile, n’est-ce pas ?
Pour vous aider, plusieurs éléments. D’abord les contraintes : votre production devra être soit une affiche, soit un audio (genre qui passerait à la radio - chemin de traverse : ce sera quoi la radio en 2050?).
De plus (je parle comme une IA avec mes transitions), on vous accompagnera tout au long de ce concours sur les prochains mois : des sessions interactives de Q&A (oups, on m’a bien précisé que c’était all in French, donc des sessions de questions-réponses), des ateliers créatifs (je n’ai pas le droit de révéler leur nature à ce stade même si…), des ressources, des replays (oups, sorry, des redifs), une FAQ de folie (rappel : FAQ s’écrit pareil en anglais et en français 😮💨)
Maintenant que vous avez vu l’illustration ci-dessus, vous avez compris que c’est l’asso The Shifters qui propulse ce concours (y sont marrant en fait : on doit tout faire en français mais leur nom est … comment dire…🇬🇧). C’est un concours qui a lieu régulièrement dans le cadre de leur initiative Shiftopie. Enfin je dis “leur” et je devrais dire “notre” puisque je suis ‘shifter’ (bizarre que je ne vous en ai jamais parlé 🧐, vous êtes sûres ?). Et qui plus est, je contribue à l’organisation de cette mission d’exploration. On en reparlera ici même, c’est certain !
▼ Brèves de comptoir
⚡ ITER : le puzzle nucléaire géant – Plus grand projet scientifique de l’histoire, le réacteur expérimental de fusion ITER entre dans une phase clé : l’assemblage final de son cœur, mené par un industriel américain. Rappelons-le : ITER n’est pas une centrale électrique, mais un démonstrateur. S’il réussit, il ouvrira la voie à une nouvelle ère énergétique… mais pas avant quelques décennies.
▼ Visuel Numérique
Les risques qui pèsent sur notre futur
(tiens tiens, étrange écho à notre rubrique Et si demain, non?)
L’ONU a dressé une carte des 28 plus grands risques mondiaux, classés par ampleur et probabilité (as of 2024 comme on dit). On y trouve les ‘usual suspects’ des menaces systémiques : environnementales (catastrophes climatiques, perte de biodiversité), sociétales (inégalités, migrations), technologiques (cyberattaques, IA hors de contrôle), mais aussi politiques (conflits, gouvernance mondiale en panne).
Ce qui frappe dans le visuel ?
La prépondérance des risques environnementaux : le climat et la biodiversité comme les déterminants centraux de tous les autres risques.
La complexité des interconnexions : un choc climatique peut entraîner des migrations massives, elles-mêmes sources de tensions politiques et sociales.
L’aveuglement relatif sur certains risques technologiques, encore sous-estimés par rapport à leur potentiel de disruption (euh, on parle de l’IA et du numérique là, hein ?)
💧 Un contrepoint nécessaire : l’eau.
Paradoxalement, l’accès à l’eau — qu’il s’agisse de sécheresses, de raréfaction des nappes phréatiques ou de pollution des ressources — est souvent traité comme un risque secondaire alors qu’il est transversal (on parle en particulier des projets de datacenters en zone de stress hydrique [Microsoft, anyone ? au Mexique ? Mais non 🙂↔️ - la vidéo doit être un fake !]).
Sans eau, pas d’agriculture, pas d’industrie, pas de stabilité sociale. C’est pourtant un facteur sous-estimé dans beaucoup de scénarios prospectifs, alors qu’il pourrait bien devenir le vrai déclencheur de crises systémiques.
▼ Média
La semaine passée, je vous mentionnais l’excellent bestseller The Generative Organization. Et si vous ne l’avez pas encore acheté (☹️), je peux vous en révéler un chapitre.
Je vous avais laissé avec cette question : “il est où mon chapitre” ? (jeu de mot subtile pour les intimes : ChAP Pitre 🤪)
Cette fois-ci, je vous offre l’accès au chapitre que j’ai co-écrit avec Fabio. Et oui, c’est bien le chapitre 7 sur Business Model Innovation (👏 bravo aux lectrices et lecteurs qui l’ont découvert)
Si vous connaissez déjà tout sur le fameux BMCanvas (d’Alex Osterwalder), ce chapitre est aussi pour vous car on prend de la hauteur et on regarde à 360°, euh non en fait on regarde partout, dans toutes les directions, donc à 4π sr. (ça, c’est certain qu’une IA te l’écrira pas [pour l’instant] !)
▼ Avant de partir : et si on passait du doomscrolling au hopescrolling ?
On connaît toutes et tous le doomscrolling : cette habitude de dérouler sans fin les fils d’actualité à la recherche (ou à la crainte) de la prochaine mauvaise nouvelle - le tout piloté par notre FOMO. Guerres, crises, catastrophes… Qu’est-ce que cela dit de nous, cette fuite en avant anxiogène ?
Mais une chercheuse américaine propose une alternative réjouissante à ses étudiants : le hopescrolling. L’idée ? Remplacer l’attention compulsive aux drames par une quête volontaire de récits positifs, d’initiatives inspirantes, de solutions concrètes. Brèfle, scroller autrement pour rééquilibrer notre perception du monde.
Car les chiffres sont clairs : les médias et les réseaux sociaux mettent en avant le négatif bien plus que le positif (question subsidiaire : la surreprésentation négative est-elle le reflet de la réalité d’un rapport défavorable aux news positives ?). Or, dans le même temps, d’innombrables avancées se produisent — dans la santé, l’éducation, la transition écologique — mais elles restent invisibles car moins « buzzantes ». En langage moderne, on dirait qu’elles sont invisibilisées…
Le hopescrolling n’est pas naïf ni déconnecté. Ce n’est pas le pays des bisounours, mais c’est quand même bon de se réjouir des bonnes nouvelles, non? Parce que l’avenir se construit aussi à partir des histoires qu’on choisit de raconter.
Pour les plus audacieuses et les plus positifs, vous pouvez vous abonner à l’excellente newsletter “Fix The News” qui elle aussi partage des avancées positives de notre monde.
Passeur de Futur est fier de la lire et d’y piocher une ou deux news pour vous de temps en temps.












